Logo Lobby tour
Lobby tour de l'armement en lien avec les politiques migratoires européennes
25-03-2017 -

 

Logo Lobby tour

 

Quand le business des armes met l’Union européenne sous influence… Le samedi 15 avril 2017 à 14h00, Agir pour la paix vous invite à un Lobby Tour de l’armement en lien avec les politiques migratoires européennes . Nous ferons connaissance avec les grandes sociétés d’armement européen dont les bureaux sont installés à Bruxelles, au cœur même du quartier européen, et nous verrons quelles relations privilégiées elles entretiennent avec l’Union européenne … 
Nous nous intéresserons de près au lobbying de ces sociétés pas comme les autres envers ces institutions ainsi qu’à leur influence sur les politiques migratoires européennes.

Quand le dangereux voyage des migrants vers Idomeni et Lampedusa se décide à Bruxelles…

Samedi 15 avril 2017, départ SUR le rond-point Schuman à 14h00 – Gratuit

stephanie@agirpourlapaix.be

Facebook

Site Agir pour la Paix

 

 

Comment l'industrie de l'armement organise un coup d'Etat Européen
25-03-2017 -

 

L’Union européenne adopte de plus en plus une attitude pro-militaire suite à l’influence grandissante du lobby des armes. L’élection d’Antonio Tajani, le 17 janvier 2017, au poste de Président du Parlement européen montre bien que l’influence de l’industrie de l’armement va continuer à croître dans les prochaines années, prévient Bram Vranken.

 

L’Union européenne adopte de plus en plus une attitude pro-militaire suite à l’influence grandissante du lobby des armes. L’élection d’Antonio Tajani, le 17 janvier 2017, au poste de Président du Parlement européen montre bien que l’influence de l’industrie de l’armement va continuer à croître dans les prochaines années, prévient Bram Vranken.

Bram Vranken est militant et chercheur à l’organisation pacifiste belge Vredesactie.

Le 17 janvier 1961, le président américain Dwight Eisenhower mettait en garde contre les dangers du complexe militaro-industriel :“Nous devons veiller à empêcher le complexe militaro-industriel d’acquérir une influence injustifiée dans les structures gouvernementales, qu’il l’ait ou non consciemment cherchée. Nous nous trouvons devant un risque réel, qui se maintiendra à l’avenir : qu’une concentration désastreuse de pouvoir en des mains dangereuses aille en s’affermissant”.

Cinquante six ans plus tard exactement, l’avertissement d’Eisenhower est plus émouvant que jamais. Le mardi 17 janvier, Antonio Tajani, réputé pour sa position dans l'industrie des armes, a été élu nouveau président du Parlement européen.

En 2013, celui-ci déclarait qu'il voulait promouvoir l'industrie de l'armement. En tant que commissaire européen, il a présenté plusieurs schémas politiques visant à «renforcer l'industrie européenne de la défense».

Ce n'est pas un hasard si Tajani est président honoraire de l’intergroupe Sky and Space, qui est hébergé par l'Association des Industries Aérospatiales et Défenses de l'Europe (ASD), le groupe de pression le plus important de l'industrie européenne de l'armement.

 

De l’argent pour les armes, pas pour la sécurité sociale.

 

Et de l’UE de prendre un tournant vers le pire. En effet, en novembre, la Commission européenne a proposé un plan d'action européen pour la défense. L'objectif de ce plan est de « se concentrer sur les besoins en capacités et de soutenir l'industrie européenne de la défense ». Il n'est pas surprenant que le Plan d'action européen pour la défense reflète presque exactement les propositions formulées par ASD Europe dans un document de positionnement publié en juillet.

Les mesures proposées compromettent gravement l'UE en tant que puissance civile. Effectivement, la Commission souhaite octroyer 3,5 milliards d'euros à l'industrie de l'armement pour développer de nouvelles technologies militaires à partir de 2021. En outre, la Commission propose de stimuler les États membres afin qu’ils dépensent davantage pour la défense en déduisant les coûts des programmes d'armement coopératifs de leurs déficits budgétaires.

En d'autres termes, alors que les États membres sont obligés de réduire leurs dépenses en matière de sécurité sociale, d'éducation et de soins de santé, les dépenses consacrées aux armes seraient exemptées de toute discipline budgétaire. Alors que des millions d'Européens ont souffert de dénuement et de pauvreté en raison des mesures d'austérité sévères, la Commission européenne propose maintenant cyniquement de donner des milliards d'euros à l'industrie de l'armement.

 

Niveau zéro de la vision politique

 

Personne ne sait où ces armes seront utilisées. La politique étrangère commune existe à peine. Les États membres sont profondément divisés sur la manière de s'attaquer aux crises au Moyen-Orient. Sans une vision stratégique, le financement des programmes militaires ne servira que l'intérêt à court terme de l'industrie de l'armement.

Mais c'est exactement l'objectif de la Commission européenne. "L'Union européenne a besoin d'une industrie de l'armement forte et compétitive", est le mantra que la Commission européenne répète encore et encore.

L'UE est confrontée à des problèmes aveuglants auxquels elle ne parvient pas à faire face. Le populisme est en hausse, la classe moyenne est en crise, les inégalités n'ont jamais été aussi criantes et nous sommes confrontés à une crise climatique catastrophique. Aucun de ces problèmes ne sera résolu en investissant davantage dans l’ armement.

Au contraire, les dépenses militaires constituent un coût énorme au détriment de milliards de personnes dans le monde. Selon l'institut de recherche SIPRI, seuls 10% des dépenses militaires mondiales suffiraient à fournir une éducation gratuite et de qualité (objectif de développement durable 4).

Pour éradiquer la pauvreté et la faim (ODD 1 et 2), 10% des budgets militaires globaux seraient suffisants. Tous les ODD pourraient être accomplis pour moins de la moitié du budget militaire mondial.

Eisenhower a poursuivi son discours en 1961 en disant que “Seul un ensemble uni de citoyens vigilants et conscients réussira à obtenir que l’immense machine

industrielle et militaire qu’est notre secteur de la défense nationale s’ajuste sans grincement à nos méthodes et à nos objectifs pacifiques, pour que la sécurité et la liberté puissent prospérer ensemble”.

Qu'un député européen en faveur de l'industrie de l'armement dirige actuellement l'organe représentatif des citoyens européens est extrêmement inquiétant.

 

Article original en anglais

 

 

Projection de "Shadow world" à Bozar ce dimanche 4 décembre 2016
02-12-2016 -

Dans le cadre des Brussels Cinema Days aux Bozar vous pourrez voir « SHADOW WORLD », le nouveau documentaire de Johan Grimonprez. Ce film met à nu le trafic d’armes international – une activité dont les bénéfices se chiffrent en millions de dollars et les pertes en vies humaines…

Dans le cadre des Brussels Cinema Days aux Bozar vous pourrez voir « SHADOW WORLD », le nouveau documentaire de Johan Grimonprez. Ce film met à nu le trafic d’armes international – une activité dont les bénéfices se chiffrent en millions de dollars et les pertes en vies humaines…

Après chaque guerre, des histoires de corruption, de conflit d’intérêts et de recherche du gain contraire à l’éthique font surface. Un monde de l’ombre qui mêle trafiquants d’armes, corruption, cupidité, pots-de-vin et arrière-chambres. Mais aussi politiciens, services secrets, commandants militaires et dirigeants internationaux dont le sens moral laisse à désirer. Leur seul objectif semble être de faire durer la guerre le plus longtemps possible pour faire un maximum de profits, quel qu’en soit le coût humain et moral. Grâce à des témoignages de journalistes d’investigation, de trafiquants d’armes, de lobbyistes, de responsables politiques et d’initiés, Shadow World montre à quel point le trafic d’armes international constitue une menace pour la démocratie. Non seulement dans les pays où les armes sont utilisées, mais aussi dans ceux d’où elles proviennent, en Occident.

Shadow World Trailer from Louverture Films on Vimeo.

Johan Grimonprez
Le réalisateur Johan Grimonprez (Dial H-I-S-T-O-R-Y, Double Take) mêle sans difficulté des personnages médiatiques, du matériel d’archives et des considérations philosophiques dans un témoignage puissant contre le monde des « antichambres obscures » et en faveur de plus de collaboration, d’ouverture et de dialogue. Comme l’a un jour déclaré l’historien Howard Zinn : « Ce n’est pas parce que la guerre a dominé notre histoire qu’elle doit faire partie de notre avenir. »

Info

Date
04.12.16
19:00 > 21:00

Lieu
BoZar
Studio
Rue Ravenstein 23
1000 BRUXELLES

Autres dates au Cinema Aventure
ven. 2/12 – 14:00
dim. 4/12 -21:30
mar. 6/12 -14:00
 

Recherche militaire : le Parlement européen entérine le déni de démocratie
02-12-2016 -

Au lendemain du vote définitif du budget européen pour 2017, les membres du réseau européen contre le commerce des armes (ENAAT) sont fortement préoccupés par l'adoption quasi-unanime d'une Action préparatoire pour la recherche militaire de 25 millions d'euros pour 2017, et 90 millions sur 3 ans.

 

Au lendemain du vote définitif du budget européen pour 2017, les membres du réseau européen contre le commerce des armes (ENAAT) sont fortement préoccupés par l'adoption quasi-unanime d'une Action préparatoire pour la recherche militaire de 25 millions d'euros pour 2017, et 90 millions sur 3 ans.

 

« Cela représente une nouvelle forme de financement pour l'industrie européenne de l'armement, qui bénéficie déjà largement de l'argent public sous différentes formes », déclare Wendela de Vries, coordinatrice de Stop Wapenhandel (Pays-Bas).

Cette décision représente un changement de paradigme fondamental du projet européen. Jusqu'à maintenant, les financements européens pour la recherche étaient strictement limités à des usages civils, à l'exception du domaine de la sécurité ou des biens à double-usage. Avec ce vote,les États-membres et une majorité des députés européens tentent de faire sauter ce verrou favorisant ainsi une militarisation du projet européen par la petite porte, sous couvert de « défense européenne » et de défense de l'emploi. Les membres de l'ENAAT contestent la supposée contribution de cette Action préparatoire à un renforcement de la « défense européenne » ou à la croissance et l'emploi. Avec un budget annuel cumulé de 217,5 milliards d'euros pour les 28 États-membres en 2015, l'UE est déjà au deuxième rang mondial des dépenses militaires ; prétendre que plus d'argent est nécessaire pour assurer la défense européenne est un non-sens.

 

L'opacité du processus de décision

 

« Cette décision a été prise sous forte influence de l'industrie de l'armement et des États-membres les plus favorables à ce financement. Elle joue donc essentiellement en faveur de cette industrie plutôt que de l'intérêt européen » constate Francesco Vignarca, coordinateur du Réseau italien sur le désarmement (Italie). Un « Groupe de personnalités », composé de 9 représentants de l'industrie sur 16 membres (le reste étant composé d’États-membres et de représentants des institutions européennes), a travaillé pendant 18 mois pour « conseiller » la Commission européenne sur le contenu et les modalités de ce financement. « Ce Groupe de personnalités n'a jamais été enregistré dans le Registre des groupes d'experts de la Commission européenne. Même si des informations ont été publiées sur le site de la Commission, cela n'exonère pas cette dernière de respecter ses propres règles de transparence envers le citoyen européen » estime Ann Feltham, coordinatrice de la Campagne contre le commerce des armes sur les questions parlementaires (Royaume-Uni).

 

Une autoroute pour l'industrie de l'armement

 

« En acceptant sans conditions cette Action préparatoire, le Parlement européen a en quelque sorte voté un chèque en blanc à l'Agence européenne de la défense et à l'industrie de l'armement, et s'est privé de tout levier d'influence sur l'utilisation et les modalités de ce financement, à part un contrôle a posteriori. » affirme Tony Fortin, chargé d'étude à l'Observatoire des armements. Les députés européens n'ont aucune information quant aux modalités pratiques de ce financement : les demandes du Groupe de personnalités à cet égard équivaudraient à un traitement extrêmement favorable pour l'industrie, en termes de pourcentage de financement et de droits de propriété intellectuelle notamment ; le plus favorable en fait jamais octroyé à un bénéficiaire du budget de l'UE.

« La mise en œuvre de cette Action préparatoire devrait être particulièrement surveillée par des députés européens d'horizons divers, et le débat à venir sur un éventuel programme européen de recherche militaire de 3,5 milliards d'euros pour 201-2027 devra être beaucoup plus large, approfondi et transversal, et inclure systématiquement une société civile critique face aux intérêts de l'industrie» conclut Bram Vrancken, de Vredesactie (Belgique – Région flamande).

 

La conférence annuelle de l’Agence de Défense Européenne bloquée par des activistes pacifistes
10-11-2016 -

Ce matin une centaine d’activistes de la campagne “I stop the arms trade" perturbent l’accès de la conférence annuelle de l’Agence européenne de défense (AED) qui se tient dans le bâtiment Charlemagne de la Commission européenne à Bruxelles. Ces activistes s’opposent à la décision prise par l’Union européenne de subsidier la recherche à fins militaires, ce qui revient à donner des milliards d’euros à l’industrie de l’armement.

Ce matin une centaine d’activistes de la campagne “I stop the arms trade" perturbent l’accès de la conférence annuelle de l’Agence européenne de défense (AED)  qui se tient dans le bâtiment Charlemagne de la Commission européenne à Bruxelles. Ces activistes s’opposent à la décision prise par l’Union européenne de subsidier la recherche à fins militaires, ce qui revient à donner des milliards d’euros à l’industrie de l’armement.

L'AED est une agence officielle de l'UE qui a pour mission explicite de renforcer l'industrie européenne de l'armement. Cet événement annuel de l’AED permet à l’industrie de l’armement de rencontrer les politiciens afin de discuter de coopération en matière de défense et du futur le l’industrie de l’armement européenne.

Quand le prix Nobel de la paix 2012 offre de l’argent à l’industrie de l’armement

Le Parlement européen votera le budget 2017 à la fin du mois de novembre. Un de ses points les plus controversés est le financement d’un programme de recherche et de développement militaire. L’objectif à  long terme de la Commission européenne  est de mettre en place un véritable programme européen de recherche pour la défense d'une valeur de 3,5 milliards d'euros sur 2021-2027.

C’est désolant, une industrie qui tire ses profits de la guerre et qui, en plus, fait du lobbying pour obtenir des subsides de l’UE”, dit Stephanie Demblon, porte-parole de l’organisation pacifiste belge Agir pour la Paix. “Une industrie qui a un chiffre d’affaire annuel de 100 milliards d’euros peut payer ses propres projets de recherche et développement (R&D).

L’Union européenne, en tant que projet de paix, ne fait pas honneur à son prix Nobel en modifiant radicalement sa ligne politique qui consistait jusqu’ici à exclure les biens militaires de ses lignes budgétaires.

Pas de financement européen pour l’industrie de l’armement !

Pourquoi vous devriez nous rejoindre le 10 novembre
23-10-2016 -

Le 10 novembre, des marchands d’armes, des lobbyistes de l’industrie de l’armement et des décideurs politiques se rencontreront à la Conférence annuelle de l’Agence européenne de défense. Il s'agit d'un de ces événements représentatifs qui entraîne la création d’une Europe militarisée et qui soutient l’industrie de l’armement. Agir pour la Paix n’est peut-être pas invitée, mais nous avons bien l’intention d’assister à l'événement malgré tout. Et nous espérons que vous aussi !

 

Le 10 novembre, des marchands d’armes, des lobbyistes de l’industrie de l’armement et des décideurs politiques se rencontreront à la Conférence annuelle de l’Agence européenne de défense. Il s'agit d'un de ces événements représentatifs qui entraîne la création d’une Europe militarisée et qui soutient l’industrie de l’armement. Agir pour la Paix n’est peut-être pas invitée, mais nous avons bien l’intention d’assister à l'événement malgré tout. Et nous espérons que vous aussi !

 

A l’heure où les Etats membres sont obligés de faire des coupes sombres dans leur budget de sécurité sociale, des milliards d’euros pourraient bien finir dans les mains de l’industrie de l’armement. Comment cela est-il possible ? Le 10 novembre, vous le verrez de vos propres yeux. Ce jour-là, les marchands d’armes, les lobbyistes, l’industrie de l’armement et des décideurs politiques se rencontreront à la Conférence annuelle de l’AED.

 

"AED" ?

 

L’AED est née suite à l’intense lobbying de l’industrie de l’armement. C’est une agence européenne officielle qui a pour but de soutenir l’industrie de l’armement.

 

Des évènements de lobbying comme celui du 10 novembre ne sont pas exceptionnels. L’AED a organisé des dizaines d’événements similaires ces cinq dernières années. Ces évènements se déroulent presque toujours derrière des portes closes, en excluant donc toute voix critique. Et cela fonctionne. Ensemble, avec une myriade de réseaux, de groupes de travail et de groupe d’experts, ils répètent encore et toujours le même message : puisque nous vivons une époque dangereuse, il est impératif qu’il y ait plus d’investissements dans le secteur de la défense et donc, logiquement, nous avons besoin d’une industrie de l’armement forte et compétitive.

 

La plus grande réussite de ce lobbying intensif de l’industrie de l’armement se trouve dans le probable futur financement direct du secteur de l’armement par l’Union européenne. En effet, fin octobre, le Parlement européen votera la question du financement des programmes de recherche et de développement de nouvelles armes. Quelles technologies de l’armement obtiendront des subsides? La réponse est encore inconnue. Et qui en aura la propriété, n’est pas beaucoup plus clair. Le programme de subvention devrait se voir attribuer un budget de 3,5 milliards d’euros, ce qui constituerait un dangereux précédent. Jamais auparavant, de l’argent de l’UE (donc public) n’avait été remis à l’industrie de l’armement. Et c’est encore plus interpellant lorsque l’on se souvient à quel point l’UE est elle-même sous-financée. Le budget pour la recherche en matière civile a, lui, été réduit et la dette de l’UE augmente sans cesse.

L’AED a joué un rôle important en mettant la recherche militaire à l’agenda politique, elle en jouera également un marquant dans les futurs projets de recherche militaire: en effet l’AED devrait, en collaboration les Etats membres de l’UE, décider quels projets de recherche seront sélectionnés. Elle devrait également décider quels experts évalueront les résultats de la recherche militaire.

Comment ont-ils fait volte-face ?

Jusqu’il y a quelques années, la question des subsides destinés à l’industrie de l’armement était taboue. Les Etats membres étaient plutôt suspicieux envers une plus grande intégration de la défense dans l’UE. Le Parlement européen affirmait catégoriquement qu’il n’y aurait pas de subventions pour l’industrie de l’armement. Quel rôle l’AED a-t-elle joué dans ce renversement de situation ?

Première étape. Devenir porte-parole de l’industrie de l’armement

L’AED est née des demandes des lobbies de l’armement et a été fondée sur base de leurs propositions. Javier Solana, alors Haut Représentant de l'UE pour la politique étrangère et de sécurité commune, déclarait en 2007 que l’objectif le plus important de l’AED était de s’assurer que l’UE “dépense plus, dépense mieux et dépense ensemble pour la recherche militaire”. Le magazine de l’AED ‘European Defence Matters’ n’est rien de plus qu’un outil pro-industrie de l’armement. Il fournit un moyen de communication marketing pour la communauté de défense de l’Europe, ‘European Defence Matters’ ayant une portée inégalée. De plus, l’AED assure que le message arrive directement sur le bureau des personnes qui comptent, qu’ils soient officiers militaires, politiciens ou managers professionnels dans les institutions gouvernementales et de l’industrie.

Deuxième étape. Diffuser des recherches “indépendantes”

L’AED diffuse une recherche soi-disant “indépendante”. Dans une étude récente sur l’industrie navale commandée par l’AED mais menée par l’industrie de l’armement, les chercheurs se réjouissent des capacités d’exportation de l’industrie navale de l’UE. L’étude pointe aussi quelques “difficultés”, les gouvernements européens n’investissant pas assez dans la recherche militaire. L’étude recommande d’utiliser l’argent de l’UE pour la recherche militaire, ce qui est sans nul doute une conclusion logique pour une recherche effectuée par l’industrie de l’armement.

Troisième étape. Réunir les politiciens et les lobbyistes.

Beaucoup de progrès ont été faits (sur la recherche en armement) et c’est dû en partie à un dialogue constant avec l’industrie”, a déclaré Jorge Domecq, directeur de l’AED, pendant un événement de lobbying de la société Suédoise d’armement SAAB à Bruxelles. Lors de son discours, Domecq a en outre essayé de convaincre les membres du Parlement européen de l’importance du financement de l’industrie de l’armement. Sans aucun doute, cela va se reproduire à la conférence annuelle de l’AED. L’AED a déjà promis que la conférence serait “une plate-forme unique pour que les principaux décideurs puissent examiner comment faire en sorte que le secteur de la Défense soit adapté au XXIème siècle”. Federica Mogherini, Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, sera l'une des invités les plus importants, mais des ministres de la Défense seront aussi présents.

Sur invitation uniquement”, est-il indiqué clairement et en lettres rouges sur le site internet de l’AED pour la conférence du 10 novembre...

Néanmoins, nous vous invitons chaleureusement à venir, vous aussi, à la conférence annuelle de l’AED! Rejoignez-nous le 10 novembre à Bruxelles pour perturber de façon nonviolente la conférence annuelle de l’Agence européenne de défense .

Vous trouverez plus d’informations et comment vous préparer pour des actions nonviolentes, ainsi qu’un formulaire d’inscription sur  http://istopthearmstrade.eu/fr/journeedactions

 

 

10.11 | Journée d’action « Pas de marchands d’armes » à BXL
19-10-2016 -

Ce jeudi 10 novembre, des marchands d’armes et des politiciens se réunissent à Bruxelles à huis clos. A l’ordre du jour : la politique de sécurité de l’Europe. Ne laisse pas notre sécurité aux mains de l’industrie de la défense. Cela mènera seulement à plus d’exportations d’armes, plus de violences et plus de guerres.

Rejoins-nous pour dire STOP! Participe à des actions nonviolentes et participe à faire savoir aux marchands d'armes qu'ils ne sont pas les bienvenus à Bruxelles.

Ce jeudi 10 novembre, des marchands d’armes et des politiciens se réunissent à Bruxelles à huis clos. A l’ordre du jour : la politique de sécurité de l’Europe. Ne laisse pas notre sécurité aux mains de l’industrie de la défense. Cela mènera seulement à plus d’exportations d’armes, plus de violences et plus de guerres.

Rejoins-nous pour dire STOP! Participe à des actions nonviolentes et participe à faire savoir aux marchands d'armes qu'ils ne sont pas les bienvenus à Bruxelles.

Enregistre-toi ci-dessous et nous te ferons parvenir plus d'infos.

En savoir plus? Rejoins une des scéances d'information ou une formation 'I stop the arms trade' près de chez toi. Regarde sur facebook pour des dates et plus d'informations.

Le Lobby tour de l'armement en lien avec les politiques migratoires européennes: version sonore
18-10-2016 -

Attention! Dernière opportunité de le suivre "en vrai" jusqu'au printemps 2017, ce samedi 18 octobre à 13h: info ici.

Le Lobby tour de l'armement en lien avec les politiques migratoires européennes peut dorénavant être écouté sur le site de Micro Ouvert.

Attention! Dernière opportunité de le suivre "en vrai" jusqu'au printemps 2017, ce samedi 18 octobre à 13h: info ici.

Le Lobby tour de l'armement en lien avec les politiques migratoires européennes peut dorénavant être écouté sur le site de Micro Ouvert.

Quand le business des armes met l’Union européenne sous influence... Nous ferons connaissance avec les grandes sociétés d’armement européen dont les bureaux sont installés à Bruxelles, au cœur même du quartier européen, et nous verrons quelles relations privilégiées elles entretiennent avec l’Union européenne … Nous nous intéresserons de près au lobbying de ces sociétés pas comme les autres envers ces institutions ainsi qu’à leur influence sur les politiques migratoires européennes. 
Quand le dangereux voyage des migrants vers Idomeni et Lampedusa se décide à Bruxelles…

Première partie

Deuxième partie

Troisième partie

Vente d'armes à l'Arabie Saoudite: la Wallonie poursuivie pour complicité de crimes de guerre?
18-10-2016 -

"L'Arabie saoudite est le plus important acheteur d'armes de la Région wallonne"... Et si un jour la Belgique était poursuivie devant la Cour internationale de justice pour participation à des crimes de guerre ? 

"L'Arabie saoudite est le plus important acheteur d'armes de la Région wallonne"... Et si un jour la Belgique était poursuivie devant la Cour internationale de justice pour participation à des crimes de guerre ? 

Un article de Wahoub Fayoumi à lire ici

Pétition pour empécher l'Union européenne d'investir dans les armes de guerre
18-10-2016 -

Nous voulons tous vivre en paix , et c’est pour cela que l’Union européenne a été créée.

Mais la Commission européenne, mise sous pression par l’industrie de l’armement, prévoit actuellement de consacrer des milliers de millions d’euros de fonds publics au développement de technologies militaires avancées, et ce pour la première fois depuis que l’Union existe.

Nous voulons tous vivre en paix , et c’est pour cela que l’Union européenne a été créée.

Mais la Commission européenne, mise sous pression par l’industrie de l’armement, prévoit actuellement de consacrer des milliers de millions d’euros de fonds publics au développement de technologies militaires avancées, et ce pour la première fois depuis que l’Union existe.

Même si on présente cette ligne de compte comme du budget de « défense », la vérité est que ces subventions visent à préserver la compétitivité de l’industrie de l’armement et sa capacité à exporter à l’étranger, en particulier dans les pays qui contribuent à l’instabilité et qui participent aux conflits, comme l’Arabie saoudite.

Signez la pétition sur WeMove.eu

 

Pages